Les façons de fixer le montant, comparées sur toute l'histoire des marchés
Sur la page Historique, votre rente est décidée une fois pour toutes, puis rejouée sur l'histoire des marchés pour voir si elle aurait tenu. Ici, la question est l'inverse : vous relancez l'outil chaque 1er janvier, sur ce qu'il reste réellement dans vos comptes, et vous dépensez le montant qu'il annonce — tel quel, c'est la « règle nue », ou corrigé par l'une des règles comparées ci-dessous, qui le bornent ou le lissent. L'année se vit ensuite aux rendements réellement observés, et le tour recommence.
Une rente qu'on recalcule chaque année s'ajuste au lieu de s'épuiser. Ce qu'elle coûte n'est presque jamais une année de ruine, c'est la volatilité de votre train de vie. Les règles ci-dessous échangent cette volatilité contre autre chose ; le tableau dit contre quoi.
Chaque case « comparer » ajoute ou retire une ligne. Aucune autre ne change d'un dollar : c'est du temps de calcul en moins, pas une comparaison différente, et une famille pèse environ un cinquième du balayage.
Ils n'appartiennent à aucune règle en particulier.
⚠ À 0 il ne borne rien : les lignes plafonnées seraient le doublon exact de leur version non plafonnée, et ne sont pas calculées. Saisissez un montant pour les faire apparaître.
L'étalon du tableau : dépenser chaque année ce que l'outil recalcule. Les deux cases suivantes en retiennent une part — ce qui n'est pas dépensé reste investi.
Borne de combien votre train de vie peut bouger d'une année à l'autre. Les valeurs par défaut, +5 % et −2.5 %, sont celles que Vanguard publie avec la règle — ce ne sont pas des réglages maison.
Ne corriger la dépense que lorsqu'elle dérape vraiment.
Aucune des règles de cette page n'a été inventée ici. Elles sont toutes publiées, mesurées et discutées ailleurs — et surtout, leurs auteurs annoncent eux-mêmes ce qu'elles coûtent. Ce que vous lisez dans le tableau n'est donc pas une surprise : c'est le prix documenté de chacune.
C'est l'ARVA (annually recalculated virtual annuity) de Waring & Siegel, « The Only Spending Rule Article You Will Ever Need », Financial Analysts Journal, 2015. Ils démontrent que c'est la seule règle à la fois incapable de ruiner et capable de dépenser tout le capital — et ils annoncent explicitement que la contrepartie est la volatilité du train de vie. ⚠ Leur démonstration suppose que tout le capital est disponible ; une réserve que vous gardez verrouillée n'en fait pas partie, et c'est par là que la règle peut malgré tout casser sur la dernière année. Les fortes baisses que vous voyez sur cette ligne ne sont pas un défaut de l'outil : c'est la règle qui fonctionne comme prévu.
Guyton & Klinger (2006). La dépense reste constante en dollars réels, et n'est corrigée que si le taux de retrait s'écarte trop de celui du départ. S'y ajoute leur règle d'indexation — pas d'ajustement à l'inflation après une année de rendement négatif, et jamais de rattrapage — et la suspension des coupes dans les dernières années du plan.
C'est le dynamic spending de Vanguard, le complément exact des garde-fous : ceux-ci partent d'une rente constante et la bornent par le pourcentage du portefeuille qu'elle représente ; le collier part du pourcentage du portefeuille — notre cas — et le borne par l'écart à l'an dernier. Borner la baisse, c'est refuser de couper quand il le faudrait : c'est pour cela qu'il redevient capable de ruiner. Les valeurs par défaut de cette page, +5 % et −2.5 %, sont celles publiées par Vanguard : ce sont les paramètres avec lesquels leur résultat est mesuré, pas un choix de l'outil.
Les deux bornes ne se valent pas, et la mesure le montre : le plafond de hausse ne coûte rien — il reporte de la dépense et ne ruine jamais — tandis que le plancher est ce qui casse les plans. Élargir le plancher rend donc le collier sûr, mais en le vidant de sa substance : passé la coupe maximale que la règle nue produit sur votre plan, il ne mord plus jamais et il ne reste que le plafond.
L'income harvesting — dans quelle poche vendre — est écarté pour une raison qui n'a rien à voir avec les deux autres : il ne joue pas sur la même variable. Cette page répond à combien dépenser ; celui-là ne change pas la dépense, il change où l'argent est pris, donc le rendement des années suivantes. Les mêler dans un même tableau, c'est lire un écart sans savoir lequel des deux l'a produit. La recherche y est pourtant plutôt favorable : Spitzer & Singh (2007) montrent que vendre les obligations d'abord bat le rééquilibrage annuel, et McClung (2016), Living Off Your Money, en donne la forme la plus aboutie — le Prime Harvesting. ⚠ Mais le contre-argument mérite autant d'attention : Pfau & Kitces (2014) montrent que le gain de ces stratégies vient entièrement de ce qu'elles font monter la part en actions au fil du temps — ce n'est pas un repas gratuit, c'est plus de risque, et un portefeuille simplement rééquilibré obtient le même effet plus proprement. Tout ce que vous voyez ici suppose ce portefeuille-là.
La réserve de liquidités — mettre de côté les bonnes années pour puiser dedans les mauvaises — est le seul dispositif sur lequel la recherche est franchement négative (Kitces, 2014 ; Estrada, 2019) : l'argent qui dort coûte plus qu'il ne protège. Les mesures faites pour cette page l'ont retrouvé sans le chercher.
Dépenser ce que prescrit la table de retrait minimum du FERR (Sun & Webb, Center for Retirement Research, 2012) a été mesuré puis écarté : le calendrier du législateur avance la dépense par rapport à un plan qui va plus loin, et les mauvaises années tombent alors sur un portefeuille déjà entamé.
Les rendements rejoués sont ceux d'un portefeuille d'actions et d'obligations américaines depuis 1871. C'est la série longue la mieux documentée, et c'est aussi celle du marché qui a le mieux réussi au XXe siècle. Rejouer l'histoire n'est pas prévoir l'avenir : ces tranches disent ce qui s'est produit, pas ce qui peut se produire.
Code source et documentation :
gitlab.com/ydastous/plafondretraite.
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